lundi 28 juillet 2014

Exclusif : la CIA apporte les preuves que ce sont bien les russes derrières le crash de l'avion malaisien en Ukraine

Voici la photo qui prouvent que ce sont bien les salauds de russes qui ont fait le coup. Ce sont bien sûr les services américains qui dévoilent cette photo, directement fabriquée par les services secrets US et garantie sans trucage. Si ces enfoirés le disent, c'est que c'est vrai ! La main sur le cœur, jamais je ne mettrais en doute la bonne foi américaine ! pouf ... pouf ... pouf
L'Amérique qui lutte pour la démocratie, la paix dans le monde et l'enculage intégrale...

Immédiatement les grands journaux aux ordres se sont empressés de publier la PREUVE que tout le monde attendait.

Délimitation des régions et modification du calendrier électoral




LE PRÉSIDENT : LA PAROLE EST À JACQUES MYARD

M. Jacques Myard. Monsieur le secrétaire d’État chargé de la réforme territoriale, votre titre réel est-il bien celui de ministre ? N’êtes-vous pas plutôt devenu le chef des hobereaux ressuscités ? Êtes-vous le fossoyeur des acquis de la Révolution, qui créa les départements et mit fin aux fiefs du Moyen-Âge ?

La logique de votre projet, c'est le retour radical aux fiefs de l'Ancien régime, et ce que j'ai entendu parfois me conforte malheureusement dans cette opinion : ici, le duc d'Aquitaine, là, la baronne du Pas-de-Calais, le roi de Lotharingie ; au centre, la comtesse de Chambord, et n'oublions pas la duchesse de Bretagne.

Que vous le vouliez ou non, votre projet met en place un logiciel de puissance, un logiciel de pouvoir, et c’est sa première faute, car c’est un processus dangereux pour l’unité nationale chèrement acquise au fil des siècles.

Il est en effet évident que tous ces hobereaux ne se contenteront pas d’inaugurer les chrysanthèmes. Ne croyez pas que le duc d’Aquitaine, pour ne pas le nommer, se contentera d’ouvrir les bouteilles de bordeaux, celui que je connais ne boit d’ailleurs pas. Tous ces grands du royaume n’auront de cesse d’accéder au niveau international. À l’évidence, vous rêvez de l’époque des Habsbourg, chère aux gnomes de Bruxelles, qui veulent casser l’État-nation.


Deuxième faute, vous prétendez faire des économies. Vous rêvez ou quoi ? Où est la loi dégageant les cadres ? Vous ne ferez aucune économie, et pour une raison simple, c’est que ces fiefs gigantesques auront besoin d’une armada de fonctionnaires, c’est une évidence. 
(« Très bien ! » sur plusieurs bancs du groupe UMP.) L’absence d’une réelle étude d’impact est un aveu de votre part.


Troisième faute, les treize fiefs présidés par les hobereaux en mal de puissance pourront dans votre esprit muscler le tissu économique comme le feraient les Länder. Voilà une erreur tragique, une faute historique. Ce ne sont pas les Länder qui ont fait la puissance économique de l’Allemagne, c’est le complexe militaro-industriel qui a construit cette puissance depuis plus d’un siècle. C’est ça la réalité.
En un mot, la puissance économique a précédé les Länder et non l’inverse. Les Länder, au passage, ont été imposés par les Alliés, dont la France, pour éviter l’État-nation allemand, qui aura malheureusement été à l’origine, au vingtième siècle, de tragédies. Et il faut y ajouter, ce qui manque dans ce pays, la politique industrielle tacite de l’Allemagne, du
Stammort Deutschland, à savoir ce qui fonde véritablement cette politique industrielle et qui est une vieille préférence nationale. C’est ça, la réalité de l’Allemagne !

Quatrième faute : vous soutenez, pour justifier votre réforme proprement réactionnaire, au sens étymologique de ce terme, les exemples étrangers. Bref, il y aurait une nécessité législative de mimétisme. En premier lieu, vous montrez à l’envi, mais cela vaut à droite comme à gauche, l’exemple allemand. L’Allemagne est un pays fédéral, je l’ai rappelé, dont la forme fédérale a été imposée par les Alliés. Mais, surtout, écoutez les Allemands : ils n’ont de cesse de critiquer la lourdeur des Länder, coûteux, lointains, sans être efficaces. C’est vrai, et c’est bien cela qui vous gêne !


Je vais vous donner un second exemple, qu’à l’évidence vous ne connaissez pas.
(Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC.) L’Italie, il y a quelques années, est allée dans le sens que vous souhaitez aujourd’hui. Apprenez quelque chose : l’Italie est en train de remettre en cause les régions pour revenir aux provinces, qui sont plus proches et plus efficaces.
Si, monsieur le secrétaire d’État ! Vous vous trompez. Les régions, trop lointaines, sont remises en cause par les Italiens eux-mêmes.

À l’évidence, vous faites erreur. Le fondement de la démocratie, c’est la proximité, et vous l’avez oublié.

Alors, oui, il faut simplifier, et, je vais vous dire, à l’article premier, il faut supprimer les régions. Je n’ai pas voté la réforme de Jean-Pierre Raffarin car j’y voyais un logiciel qui allait dans le mur. Il faut bien évidemment regrouper les départements, mais en laissant le choix, sur la base de l’
affectio societatis, aux départements eux-mêmes. Ce n’est pas quelque chose qui doit venir d’en haut. Il faut que ce soit un processus, vers une France de cinquante départements, pour répondre à la simplification et à l’efficacité.

Enfin, l’État doit retrouver sa place dans une politique forte d’aménagement du territoire. Seul l’État est garant du vouloir-vivre ensemble, mais, plus encore, il doit être le garant des solidarités nationales et se donner les moyens de sa politique, au besoin en réformant les aides d’État, au regard de Bruxelles.

Malheureusement, monsieur le secrétaire d’État, vous laisserez votre nom dans l’histoire comme celui qui a créé le chaos territorial.
Vous avez ouvert la boîte de Pandore et vous n’avez pas fini d’en subir les conséquences. 
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

Haute Autorité de la transparence de la vie publique : publication des déclarations d'intérêts des députés et des sénateurs, de leurs conjoints et collaborateurs



A partir d’aujourd’hui, les Français pourront se délecter à scruter la publication des patrimoines de leurs élus et ainsi satisfaire ce goût immémorial pour le voyeurisme.

Il n’est pas certain que ce strip-tease intégral imposé renforce la démocratie ; bien au contraire, les jalousies ne feront que s’exacerber. En un mot, François Hollande amuse le peuple et voue à la vindicte les élus, gibiers de mises en examen et présumés coupables, quoiqu’ils disent, quoiqu’ils fassent !

L’exercice imposé aujourd’hui aux élus jette un discrédit institutionnel sur l’ensemble du personnel politique.

Les turpitudes et mensonges d’un ministre ne justifiaient pas une telle démagogie. !

Le Président de la République, incapable de résoudre les problèmes économiques et de cohésion nationale, attise l’antiparlementarisme primaire.

La transparence totale fait le lit du totalitarisme !

vendredi 18 juillet 2014

Encore un mensonge du gros con présidentiel

Le mensonge d’Hollande

16 juillet 2014
Par 
Le Président François Hollande, lors de sa traditionnelle interview du 14 juillet, a fait l’aveu de son échec dans la lutte contre le chômage. mais il a aussi fait un mensonge. Car, le chômage est avant tout le produit de la politique économique qu’il a mis en oeuvre et qu’il s’est engagé à continuer, voire à accélérer.
Le Président François Hollande a reconnu son échec dans la lutte contre le chômage lors de son allocution du 14 juillet[1]. Il lui aura fallu un certain temps, mais il l’a fait. Le problème est que cet échec était inscrit dans la politique économique qui s’est mise en place depuis le mois de juin 2012. Il y a donc un mensonge étonnant, et assez outrancier, dans le fait de ne pas vouloir lier l’un à l’autre. C’est un mensonge que de prétendre présenter le chômage comme l’équivalent d’une catastrophe naturelle. Le chômage en effet n’est en rien un processus naturel qui, comme un tremblement de terre ou un tsunami, échapperait au contrôle des hommes. Le chômage est toujours le produit de politiques économiques, qu’elles soient structurelles ou conjoncturelles, et d’ailleurs le plus souvent conjoncturelles. Cette vérité là, on aurait aimé l’entendre de la bouche du Président. On aurait aimé qu’il reconnaisse sa responsabilité dans les erreurs de fond de la politique économique. Mais rien n’est venu, et pour cause. Reconnaître sa propre responsabilité dans la catastrophe sociale qui frappe actuellement la France aboutirait à reconnaître qu’il s’est trompé du tout au tout dans l’analyse de la situation qu’il a présenté lors de la campagne pour l’élection présidentielle. Reconnaître aussi sa propre responsabilité reviendrait à donner raison à ceux qui défendent la nécessité d’une autre politique articulée autour d’une dissolution de la zone Euro. On voit bien qu’une telle perspective le tétanise. Pourtant, il ne pourra longtemps appliquer la politique de l’édredon.
Une politique à contre-sens de la situation
La politique inspirée par le Président a donc consisté à tenter d’accroître la compétitivité de l’économie française par une réduction importante de la demande soit directement, avec la mise en place de mesures conduisant à des réductions de salaires, soit indirectement par des mesures d’austérité. Cette politique s’est accompagnée d’un transfert de l’effort fiscal sur les salariés, tandis que les entreprises bénéficiaient de réductions d’impôts (venant effacer le choc fiscal initial). On ne peut que s’interroger sur la signification d’une politique qui réduit ce que les économistes appellent la « demande solvable ». On sait d’ailleurs, à travers des études économétriques, que dans un contexte international stagnant, ou déprimé, une réduction des dépenses publiques (ou une augmentation de la pression fiscale ne correspondant pas à un accroissement équivalent de la dépenses publique) à un profond effet dépressif sur la croissance[2]. La publication au début du mois de janvier 2013 du document signé par O. Blanchard et D. Leigh sur les erreurs dans les prévisions de croissance et le multiplicateur des dépenses budgétaires a ainsi donné la caution académique nécessaire à de multiples travaux qui mettaient en lumière les effets pervers des politiques d’austérité. Ce document reconnaît que les valeurs du multiplicateur ont été massivement sous-estimées dans les différents modèles de prévision. C’est en particulier le cas en France[3]. D’ailleurs, sur son Blog Maverecon, le regretté William Buiter[4], ancien Chief Economist de la BERD, s’était insurgé contre la dimension inutile et absolument superflue d’une grande partie de ces modèles DSGE. La politique décidée et appliquée par François Hollande ne pouvait donc se prévaloir d’un quelconque consensus chez les économistes. En fait, c’était plutôt le contraire.
Une telle politique n’aurait eu de sens que si la France avait été une petite économie et si elle était entourée d’économies prospères, dont la demande pourrait tracter la croissance française. Or, cette politique fut décidée dans un contexte déprimé au niveau de la zone Euro, où seule l’Allemagne montre quelques signes de croissance, mais aussi dans un contexte où la croissance des BRICS et des Etats-Unis est relativement faible. Dès le mois de juillet 2012, on a mis en garde le Président contre l’erreur fatale de sa politique économique et l’on a pointé la hausse du chômage qui en résulterait[5]. On y était revenu de nombreuses fois depuis[6]. François Hollande ne peut donc dire qu’il n’a pas été prévenu et averti des conséquences de ses choix en politique économique.
Une erreur d’appréciation sur le contexte international.
L’erreur de François Hollande, et de ses conseillers dont on ne dira jamais assez l’influence pernicieuse du lobby bancaire en leur sein, fut de croire qu’il pouvait appliquer une politique d’austérité en comptant sur la croissance des autres pays pour relayer la croissance française. En effet, la consommation intérieure stagne. Elle n’est plus aujourd’hui  soutenue que par un mouvement de désépargne  qui touche plus particulièrement les classes populaires. La contraction du volume du Livret A en est la preuve. Dans ce contexte, l’environnement économique international s’avère bien plus sombre que ce que l’on pouvait penser au début de 2013. Les Etats-Unis auront une croissance plus faible que prévue, ceci résultant tant de la baisse des gains de productivité (tombés autour de 1% par an) que d’une lente remontée des taux d’intérêts qui pénalisent fortement la demande. En Europe, la situation est catastrophique. L’Italie continue d’être en récession (avec un recul de -0,5% du PIB au premier semestre 2014), et si l’Espagne semble voir sa situation économique se stabiliser, on ne décèle aucun signe de reprise. Par ailleurs, le fait que les prix y aient baissé est très inquiétant. Le spectre de la déflation plane sur la péninsule ibérique. Quant à l’Allemagne, les croyants seront déçus : le gouvernement de coalition n’a nullement l’intention de se livrer à une relance salariale importante. Le SMIC, accepté du bout des lèvres par Angela Merkel, ne sera finalement mis en place qu’en…2017. Cela, les économistes le savaient.
Pourtant, ces choix, il les a répétés sans rien y altérer, montrant ainsi qu’il n’avait pas compris quel était le fondement même de la désastreuse situation économique du pays. Le débat entre « politique de l’offre » et « politique de la demande » ne cesse de rebondir depuis les déclarations de François Hollande lors de sa conférence du 14 janvier. L’hypothèse implicite de la « politique de l’offre » est que si l’on accroît la masse des profits à l’instant (t) (ou le taux de marge), cela poussera les entreprises à investir, augmentera la croissance, et créera des emplois. On retrouve le soi-disant « théorème » d’Helmut Schmitt « les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Mais, cela suppose, implicitement, que l’investissement soit contraint par les capacités financières. Or, cela ne dit rien sur ce qui conduit un entrepreneur à investir, autrement dit le niveau anticipé de la demande à (t+1). Pourtant, la réalité est très différente de cette simplification. Il faut savoir que la question de l’investissement a mobilisé l’attention des économistes depuis de nombreuses années[7]. Le problème vient de ce que cette question est généralement abordée dans un cadre probabiliste. On suppose que l’entrepreneur (qu’il s’agisse d’un particulier, ou de l’entrepreneur dit « représentatif » ou agrégé à l’échelle de l’économie) est en mesure de fournir des probabilités concernant le profit d’un futur investissement. On retrouve ici les critiques que l’on peut formuler à l’encontre des modèles DSGE qui restent, hélas, utilisés largement en prévision. Mais, ceci ne prend pas en compte la question de l’incertitude radicale[8], c’est à dire le fait que surviennent des événements qui n’ont pas été prévus, ni même imaginés. Or, cette question est d’une importance capitale, en particulier dans la période actuelle. George Shackle l’avait bien montré avec le problème de l’unexpected event[9]. En fait, le décideur potentiel ne se livre pas à une comparaison minutieuse de toutes les options disponibles, mais tend à se focaliser sur la meilleure et la plus mauvaise. Tout ceci a été confirmé par les résultats de la psychologie expérimentale depuis une trentaine d’années[10]. C’est cette question de l’incertitude radicale et de son impact sur l’investissement qui fut d’ailleurs abordée par Edmond Malinvaud dans les années 1980[11]. Cette question de l’incertitude a reçu, vers la fin des années 1990 un regain d’attention[12].  Les économistes entourant François Hollande n’ont donc aucune excuse pour continuer de se cramponner aux théories probabilistes. Rien ne permet de penser que la théorie dite de « l’économie de l’offre » ait une quelconque valeur scientifique. A vouloir s’y cramponner, François Hollande a fait plonger l’économie française de la stagnation à la dépression.
La question du financement de l’investissement.
Mais il y a un autre problème, qui concerne le financement de l’investissement. Les conditions de la relation entre l’investissement finançable et l’investissement notionnel, c’est à dire l’investissement que souhaiterait réaliser les entreprises si les conditions économiques étaient bonnes, mettent aussi en évidence le rôle déterminant du taux d’intérêt réel pour aboutir à une situation où l’investissement finançable sera égal à l’investissement notionnel. Ce résultat est cohérent avec ce que l’histoire économique de la France des années de l’après-guerre nous enseigne. Les périodes dans lesquelles le taux d’intérêt réel a été négatif, ou pratiquement proche de 0 ont été celles où la part de l’autofinancement dans le financement des investissements a été historiquement la plus élevée. De fait, dans le cas français, ce fut bien la situation qui a prédominé dans les années d’après-guerre[13]. Ceci s’est traduit par ailleurs par un effort d’investissement très intense, et par un renouvellement massif du capital productif, dont l’âge moyen est tombé à la fin des années 1970 à son niveau historiquement le plus faible. Il semble donc que des taux d’intérêts réels négatifs entraînent tout à la fois une forte poussée de l’investissement notionnel mais aussi une forte capacité des firmes à autofinancer cet « investissement notionnel », le transformant ainsi en une hausse réelle du capital fixe.
Or, la politique de la BCE a fait chuter l’inflation à un taux historiquement bas, ce qui se traduit par une remontée des taux d’intérêts réels depuis 2012. Ceci interpelle le biais déflationniste qui est consubstantiel à l’existence de l’Euro. Comment relancer l’investissement et sortir du chômage dans une économie qui est frappé par la déflation ?
Le risque de déflation et de ruptures graves dans le système productif français.
Le Président est ainsi resté muet sur un risque majeur qui menace l’économie française, la déflation. D’ores et déjà, comme on l’a signalé, la baisse rapide de l’inflation entraîne une forte hausse des taux d’intérêts réels. Ces derniers sont désormais revenus au-dessus du niveau qu’ils avaient lors de la mise en place de l’Euro. Quand le Président, ou le ministre des finances affirme se réjouir de la baisse des taux d’intérêts, ils ne parlent en effet que des taux nominaux. Or, le taux qui compte pour une entreprise est le taux réel, soit le taux nominal diminué du montant de l’inflation. D’ores et déjà, on commence à noter les signes de pressions patronales visant à la baisse nominale des salaires. Les effets d’une telle baisse ont toujours été catastrophiques. Quand bien même les prix des produits baisseraient à la même vitesse que les rémunérations, les frais fixes (charges d’endettement) garderaient leur valeur nominale et verraient donc leur poids augmenter en termes réels. Mais l’on sait bien que dans un mécanisme de déflation, les salaires baissent plus rapidement que les prix, contractant d’autant la demande. Que l’on se souvienne que la politique de déflation du chancelier Brünning en Allemagne (1930-1932) fit passer le taux de chômage de 16% à 32% de la population active.
La déflation confronte alors notre pays au risque de ruptures graves dans le système productif. Ces ruptures seront provoquées par la combinaison d’une contraction de la demande et d’une concurrence internationale accrue contre laquelle nous restons sans protection, que ce soit monétaire (taux de change) ou tarifaire (droits de douanes). Dans ces conditions, le taux de marge des entreprises va continuer à baisser, ce qui va entraîner une nouvelle baisse de l’investissement. Les entreprises vont progressivement perdre en compétitivité face à leurs concurrents. Dans cette situation les ruptures ne prendront que secondairement la forme de la faillite spectaculaire d’une entreprise importante. C’est bien plus sûrement par la faillite de sous-traitants, voire de sous-sous-traitants, dans des entreprises de petites tailles dont la santé financière est aujourd’hui très problématique, que se manifesteront ces ruptures. On estime déjà que les plans sociaux à venir dans l’industrie vont concerner 190 000 salariés d’ici à l’été 2015. Dans le cas d’une chute brutale de la consommation, qui désormais ne peut plus être exclu, ce chiffre pourrait être doublé. Or, pour tout emploi industriel détruit, il faut compter de 1,2 à 1,5 emplois connexes détruits. On voit que le chômage a, hélas, de beaux jours devant lui.
L’urgence d’une sortie de l’Euro.
François Hollande sait, pourtant, qu’il existe une solution aux problèmes de l’économie française. Cette solution, c’est la sortie de l’Euro (ou la dissolution de la zone Euro), et une dévaluation tant vis-à-vis de la zone dollar que de l’Allemagne. Une dévaluation du taux de change , ce que l’on appelle une dévaluation externe, à la différence d’une baisse des salaires, affecte le niveau de TOUS les prix, y compris ceux des charges financières, par comparaison avec le reste du monde. La dévaluation externe ne concerne donc que les prix « absolus » et non les prix « relatifs ». C’est l’ensemble des prix (et le salaire est un prix) du pays qui est baissé de 20% en cas de dévaluation externe de 20%. Les charges financières[14] sont baissées autant que les revenus. C’est la principale raison pour laquelle une politique jouant sur le taux de change est très supérieure à une politique jouant sur les salaires[15]. La dévaluation externe suppose que l’on améliore davantage le commerce extérieur en volume que l’on ne fait monter le prix des importations, ce qui est bien le cas pour la France[16].
On a déjà présenté les résultats d’un travail simulant la situation à l’issue d’une dissolution de la zone Euro[17], et l’on a pu constater que les effets d’une telle dissolution seraient bénéfiques non seulement pour la France, mais aussi pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal et la Grèce.
Pourtant, François Hollande continue de s’opposer à une telle politique, et ceci essentiellement pour des raisons idéologiques. Il s’est persuadé, bien à tort, que l’Euro était synonyme d’Europe, et d’Union Européenne. Mais, ce qu’il ne réalise pas, c’est qu’une grave crise en France risquerait de détruire et l’Euro et l’Union Européenne. Devant la montée des risques économiques, il sera confronté au choix d’abandonner son idéologie ou de  quitter le pouvoir.

[1] « J’avais dit qu’on allait inverser la courbe du chômage, c’était toute la passion qu’on avait mise, toute la volonté qui était la nôtre, et puis ce n’est pas venu », allocution du président le 14 juillet 2014.
[2] Blanchard O. et D. Leigh, « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper, WP/13/1, FMI, Washington D.C., 2013.
[3] Klein C. et O. Simon, Le modèle MÉSANGE réestimé en base 2000. Tome 1 – Version avec volumes à prix constants, Direction des Études et Synthèses Économiques, INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES, Document de Travail, 2010, p.12,http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/docs_doc_travail/G2010-03.pdf, encadré p. 74.
[5]  Sapir J., « Les paris stupides (II) (Blaise Pascal, Jacques Prévert et les choix de François Hollande) », note publiée sur Russeurope, le 22 septembre 2012,http://russeurope.hypotheses.org/113  . Voir aussi le document de travail « Pour l’Euro, l’heure du bilan a sonné. Quinze leçons et six conclusions », installé sur Russeurope le 21 septembre 2012, mais qui fut rédigé et communiqué à qui de droit en juin 2012, http://russeurope.hypotheses.org/66
[6] Sapir J., « Chômage : la marée noire qui nous menace », note publiée sur Russeurope, le 3 mars 2013, http://russeurope.hypotheses.org/974
[7] on peut prendre comme exemple le numéro spécial de la revue Économie et Statistique, N°341-342 consacré entièrement à cette question, et en particulier l’introduction réalisée par Épaulard, A., « À la recherche des déterminants de l’investissement des entreprises », in Économie et Statistique, N°341-342, 2001, pp. 3-14. Pour un bon bilan des nouvelles théories de l’investissement ; voir : Bourdieu J, Benoît Cœuré et Béatrice Sédillot « Investissement, incertitude et irréversibilité », Revue économique, Volume 48, n°1, 1997. pp. 23-53.
[8] Malinvaud, E, « Profitability and investment facing uncertain demand », Document de travail de l’INSEE, n° 8303, Paris, 1983.
[9] G.L.S. Shackle, Anticipations in Economics, Cambridge University Press, Cambridge, 1949.
[10] D. Kahneman, J. Knetsch et R. Thaler, “The Endowment Effect, Loss Aversion and StatuQuo Bias” in Journal of Economic Perspectives , vol. 5/1991, n°1, pp. 193-206. D. Kahneman et A. Tversky, “Prospect Theory: An Analysis of Decision Under Risk” in Econometrica, vol. 47, n°2, mars 1979,
[11] Malinvaud, E., « Capital productif, incertitudes et profitabilités », Document de recherche de  l’IME, Université de Dijon, n°93, 1986.
[12] Carruth A., Dickerson A. et Henley A. (2000), « What Do We Know About Investment Under Uncertainty ? », Journal of Economic Surveys, vol. 14, n° 2, pp. 119-153.
[13] Villa P., « Productivité et accumulation du capital en France depuis 1896 », Document de recherches, INSEE, Paris, 1992..
[14] En supposant, dans le cas de l’Euro, que ces charges aient été faites dans le cadre de contrats de droit français, ce qui implique que, quelle que soit la monnaie « unité de compte » que si l’on sort de l’Euro les contrats soient re-dénominés en Franc. C’est bien évidemment le cas de 98% de la dette des ménages, de 85% de la dette publique et de près de 90% de la dette des entreprises.
[15] P. Artus, « Dévaluer en cas de besoin avait beaucoup d’avantages », FLASH-Économie, NATIXIS, n°365, 29 mai 2012.
[16] Ce qui est bien le cas de la France, de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande. P. Artus, « Quels pays seraient les gagnants d’un fort recul de l’euro ? », FLASH-Économie, NATIXIS, n°245, 1er avril 2011.
[17] Sapir J, Murer P. et Durand C., Les scenarii de dissolution de l’Euro, fondation Res Publica, septembre 2013.

14-18 : « On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels »

14-18 : « On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels » (video) – Investig’Action

Michel Collon & Denise Vindevogel

 "On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels…" Anatole France (« Lettre ouverte à Marcel Cachin », L’Humanité, 18 juillet 1922)

En cette année anniversaire, les médias racontent « comment » a eu lieu la Première Guerre mondiale (dix millions de morts), mais jamais pourquoi. « Morts pour la patrie », proclament tous nos monuments officiels. Mensonge ! 14-18, c’était déjà une guerre du fric. Non seulement chez les « méchants » (Allemagne, Autriche), mais aussi chez les « gentils (France, Angleterre, Belgique…), le véritable enjeu était : quelle puissance dominera le monde et contrôlera ses richesses ?



C’était aussi une guerre des classes dominantes contre les pauvres, contre leurs propres travailleurs exterminés froidement.
Michel Collon mène l’enquête avec trois historiens : Jacques Pauwels (« 14-18, une guerre de classe »), Anne Morelli (« Principes de la propagande de guerre ») et Lucas Catherine (« Des tranchées en Afrique »). Vous serez surpris par leurs révélations à contre-courant.
La question est donc : comment peut-on, aujourd’hui, répéter les médiamensonges d’il y a un siècle ? Serait-ce lié aux médiamensonges d’aujourd’hui ?
Un tout grand merci à Denise Vindevogel (montage), Jean-Jacques Mathy (images), Romain Dormal (son), ainsi qu’à Nicolas Castillo et Jean-Pierre Vanparys. Merci à vous de regarder cette vidéo entièrement. Pour comprendre à quel point on nous manipule, aussi sur l’Histoire.
Et merci de nous soutenir. En effet, avec cette équipe et d’autres amis, Investig’Action prépare pour la rentrée une chaîne vidéo avec toutes sortes de productions, de formes et durées diverses, afin de mener aussi la bataille de l’info sur le terrain des images. Projet stratégique, projet ambitieux, on a besoin de votre soutien !

La foire d’empoigne sur la répartition des postes dans la nouvelle commission européenne confirme les analyses de l’UPR


Les tractations organisées à Bruxelles pour répartir les postes au sein de la future Commission se sont soldées dans la nuit du 16 juillet par un énième échec. Ce micmac confirme que le vote des électeurs à toutes les élections n’a plus aucun sens et que le destin de la France se joue désormais, au sens précis du terme, « à la roulette russe ».
Les dépêches de presse nous apprennent en effet que, pour tenter de mettre tous les États d’accord, le conclave bruxellois en cours souhaite que la composition de la Commission respecte trois équilibres :
  • Un équilibre entre hommes et femmes. Par exemple, puisque le président de la Commission est un homme (Jean-Claude Juncker), le ministre des affaires étrangères de l’UE, poste jugé le deuxième en importance après le président, devrait être une femme.
  • Un équilibre entre droite et gauche. Pour reprendre le même exemple, puisque Jean-Claude Juncker est « de droite » (PPE), le ministre des affaires étrangères de l’UE devrait être « de gauche » (PSE). Peu importe, donc, que les électeurs votent à droite ou à gauche aux élections nationales ou européennes !
Comme l’UPR l’analyse depuis longtemps, cette « logique » confirme que l’exécutif européen est dans un état de « cohabitation » permanente. Le seul moyen d’avoir une Commission d’un bord déterminé serait que les gouvernements des 28 soient tous de la même couleur politique, ce qui est statistiquement impossible. Et encore faudrait-il, alors, que les gouvernements fassent abstraction de leurs intérêts nationaux, pour appliquer une politique de droite ou de gauche. Fiction, à laquelle les électeurs ne croient plus, s’ils y ont jamais cru.
  • Un équilibre entre est et ouest. Pour reprendre toujours le même exemple, cet équilibre est-ouest rend actuellement très problématique la désignation du chef de la diplomatie européenne.
    • a) Le Premier ministre « socialiste » italien Matteo Renzi veut que ce soitFederica Mogherini, sa jeune et récente ministre des Affaires étrangères, qui soit nommée à ce poste. Elle remplit les conditions 1 et 2 : c’est une femme et elle est « de gauche » (PSE). Mais elle ne remplit pas la condition 3 puisqu’elle ne vient pas d’un pays de l’est.
    • b) Du coup, la Pologne et les États baltes (tout spécialement la présidente de Lituanie, Dalia Grybauskaïté) sont vent debout contre la candidature italienne, à laquelle ils font par ailleurs le reproche suprême d’être trop favorable à Moscou. Ils poussent la candidature de Kristalina Gueorguieva, qui remplit les conditions 1 et 3 (c’est une femme et elle est Bulgare), mais pas la condition 2 (elle est affiliée au parti bulgare GERB membre du PPE). Mme Gueorguieva, commissaire européenne bulgare sortante, présente également un « atout » considérable aux yeux de Jean-Claude Juncker et des dirigeants européistes : elle a passé 17 ans de sa vie à Washington, où elle a travaillé à la Banque Mondiale dont elle est devenue vice-présidente. Autant dire que sa nomination serait chaudement approuvée par la Maison Blanche…
    • c) Espérant profiter du blocage entre l’Italie et les pays de l’est, le Premier ministre danois en personne, Mme Helle Thorning-Schmidt, a fait savoir qu’elle mettrait bien tout le monde d’accord en prenant le poste. Elle remplit les conditions 1 et 2 : c’est une femme et elle est « de gauche » (PSE). Elle n’est certes pas plus « de l’est » que sa rivale italienne, mais elle est la ressortissante d’un petit pays scandinave et baltique, ce qui pourrait amadouer la Pologne et la Lituanie. Enfin, elle a elle aussi tout pour plaire à Washington puisqu’elle a décidé, le 30 janvier dernier, de vendre une partie de l’entreprise publique danoise d’énergie DONG Energy à… la banque d’investissement américaine Goldman Sachs. Ce qui amené les 6 ministres du Parti populaire socialiste (SF – gauche) à claquer la porte de son gouvernement. Cette grave crise gouvernementale vaut à Mme Thorning-Schmidt tous les brevets de servilité requis par l’oligarchie euro-atlantiste pour pouvoir briguer le poste de ministre des Affaires étrangères de l’UE…
Ainsi donc, la France, quoique l’un des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, n’a osé présenter personne pour ce poste et en est réduite à voir son destin et sa diplomatie internationale réglés par des jeux de pouvoirs entre un Luxembourgeois, une Lituanienne, une Italienne, une Bulgare et une Danoise. L’enjeu caché étant de déterminer qui sera le plus hostile à la Russie et le plus servile vis-à-vis de Washington !
Dans ces intrigues sordides, la France ne pèse plus rien. Il en va tout de même de la guerre et de la paix avec la Russie, 2e puissance nucléaire mondiale ! Nous laissons notre avenir dans les mains de petits pays qui jouent, c’est le cas de le dire, « à la roulette russe ».
Les frictions entre États membres concernant le futur chef de la diplomatie européenne sont une nouvelle illustration du « stratagème des chaînes » que les États-Unis ont patiemment mis en œuvre depuis le traité de Rome, à travers la « construction européenne ». Ligotés dans des liens absurdes et autobloquants par les traités européens, les États membres, dont les intérêts nationaux divergent fondamentalement, sont obligés de se retrouver sur des positions communes dictées par les États-Unis, cet unique « fédérateur » qui « ne serait pas européen », dénoncé par le Général de Gaulle dès sa conférence de presse du 15 mai 1962.
Les États-Unis ne seraient, toutefois, pas parvenus à leurs fins sans leurs relais d’influence : hier, Robert Schumann, Jean MonnetWalter HallsteinRobert Marjolin, aujourd’hui, José Manuel Barroso, Catherine Ashton, Karel de Gucht, Jean-Claude Juncker. Pour n’en citer qu’une poignée.
C’est grâce à eux et aux européistes français que la Lituanie est, maintenant, en mesure d’imposer au pays de Clemenceau et de Charles de Gaulle sa politique extérieure vis-à-vis de la Russie, pour mieux appliquer celle de Washington. 
C’est certainement avec un mélange de pitié et de mépris que les historiens de demain considéreront cet affligeant constat, longtemps après que cette construction européenne chimérique se sera effondrée.

dimanche 13 juillet 2014

La politique contre le bon sens

Nous soutenons que peu de choix sont réellement politiques, que la plupart des choix sont de pure logique, de pure intelligence. Hélas, la politique sacralise, elle rend les débats impossibles. Les grands choix sont mis hors du champ de la confrontation démocratique; ils sont posés comme des aprioris.

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Dans les commentaires on entend souvent la question "Que faire"? Je suis persuadé que le fait de donner une interprétation politique à tous les débats en France est une des causes du mal français. Ce travers, ce biais, mieux, ce vice ont pour effet de sacraliser certaines opinions et donc certaines options de gestion. Certains choix cessent d’être analysés parce qu’ils sont présentés comme politiques c’est à dire hors du champ critique puisque sacralisés par la toute-puissance de l’Opinion. Et de l’idéologie.
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Contrairement à l’opinion courante, ce ne sont pas les choix politiques qui sont mauvais et qui expliquent la situation présente, mais l’accumulation des incompétences.
Fondamentalement, il y a très peu de choix politiques, à peine quelques-uns dans une présidence, la plupart des choix sont soit techniques, soit de bon sens.
Hélas le bon sens a disparu faute de confrontation à la réalité et donc faute d’expérience, quant à la technique, elle est pervertie par une anti-sélection des élites.
Critiquer au nom du tout politique conduit à absoudre l’imbécillité, voilà ce que je voulais souligner.
Il est plus valorisant pour nos idiots d’être critiqués au nom de leur idéologie politique qu’au nom de leur nullité; c’est un élément du mal français peu reconnu, la politique absout leur incompétence. La politique est un Kolossal alibi.
De même avec l’argument conspirationniste, c’est leur faire beaucoup d’honneur que de les croire capables de conspiration cohérente. Ils n’en sont même pas capables!
Beaucoup de choix sont purement et simplement absurdes en eux-mêmes et l’histoire, l’avenir se chargent malheureusement de le prouver. Malheureusement, lorsque leur absurdité se révèle, personne ne s’avise de retourner en arrière et de décortiquer comment ils ont été pris. Marqués du sceau de la politique, donc du sceau de l’opinion à priori, ils sont devenus intouchables, ils font partie de ce que l’on peut appeler la fatalité politique.
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Je prends un exemple:
La gauche et une partie de la droite soutiennent, sans analyse, le bien fondé des prélèvements fiscaux et l’idée d’une justice, voire d’une efficacité dans leur accroissement. L’idée de la pénalisation de l’effort et du bien-fondé de la désincitation fait partie du bagage des incultes politiques professionnels. Ils croient que ceux qui travaillent, innovent, inventent, ce sont des abstractions, des purs esprits et dans leur névrose, ils sont persuadés que ceux qui gouvernent et produisent, ce sont les chiffres, les agrégats!
Il est sacrilège de lutter contre les impôts, de tenter de les réduire, voire de s’y dérober. Celui qui le fait est marqué du sceau de l’infamie, stigmatisé comme mauvais citoyen. Le fait de marcher sur la tête est, cela est fréquent, considéré comme sacré en politique et inciter le gens à en faire moins, tout en voulant qu’ils en fassent plus, c’est vouloir les faire marcher sur la tête.
Hélas monter les impôts en 2011, 2012 et 2013 était une connerie ! Nous l’écrivons en entier par indignation, sans nom. Une imbécillité suicidaire au plan économique, financier, social et politique. On s’en est rendu compte en janvier 2014; les objectifs de réduction des déficits se sont avérés inatteignables et la conjoncture s’est enfoncée, à la surprise des idiots – mais pas la nôtre- qui avaient pris ces décisions!
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Résultat, changement de cap, on cherche à revenir en arrière, Valls veut faire baisser les impôts, Montebourg veut rendre du pouvoir d’achat.
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Pire ou mieux, au niveau européen Merkel s’est rendue, sans le dire car c’est une hypocrite professionnelle, aux raisons de Renzi et on s’achemine vers un nouveau réglage, un nouveau consensus, le consensus Merkenzi qui va, on va le voir peu à peu, remplacer l’ancien consensus Merkozy.
La prise de conscience aura été lente, coûteuse, dissimulée, mais elle est déjà en cours et même très avancée. Cette prise de conscience en chemin est aiguillonnée par la réalité, par le constat d’expérience, pas par l’intelligence, au contraire car l’intelligence est en retard, encore maintenant, sur le réel et l’expérience.
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On est seulement en train de constater, dans les chiffres, que l’accroissement de la pression fiscale et la baisse des dépenses publiques font monter les ratios de dettes et ne les font pas baisser.
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Ce que l’on appelle le rééquilibrage budgétaire, ne se fait pas, il se dérobe. On verra bientôt qu’imposer l’austérité aux pays surendettés est une idiotie sans nom, qu’ils ne peuvent retrouver compétitivité et croissance par le bas, et que ce n’est pas en détruisant les appareils de production que l’on peut remonter la pente de la solvabilité. C’est une simple question de logique, pas une question politique.
Dans un ensemble comme l’ensemble européen vouloir tous faire du Schroeder est tout simplement impossible, mathématiquement! On ne peut avoir des excédents que parce que certains ont des déficits, c’est la base de l’économie et pas seulement de l’économie classique.
Le consensus Merkozy, puis le consensus Merkollande de la première époque étaient politiques, absurdes. Tout comme sera absurde le nouveau consensus Merkenzi ou celui qui suivra qui ira peut être jusqu’à prôner, en Allemagne pour une croissance plus forte, une destruction des mesures Schroeder et une organisation de la réduction de la compétitivité germanique.
Car on est sur ce chemin….même s’il est encore loin. Il est fléché, balisé, par la volonté à tout prix, et le prix c’est celui-là, de sauver l’euro.
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Le bon sens, l’expérience, l’histoire disent tous la même chose: la monnaie, l’emploi, la croissance, la prospérité sont des résultantes, ce sont des  choses qui découlent de tout en ensemble de facteurs complexes … qui sont du ressort de la société, de la vie de tous les jours, pas du ressort des Politiques.
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 N’oubliez jamais la Loi du Triangle
Ne tombez pas dans le piège. Ne raisonnez pas dans le cadre qu’"ILS" ont tracé pour vous enfermer et paralyser votre jugement. Ils veulent vous faire croire qu’ils sont les Maîtres, que les marchés n’existent plus et que leur volonté est le seul moteur qui fait bouger le réel.
Cela est faux!
Certes, ils pilotent, ils influencent et tentent de faire en sorte que leurs volontés soient transmises. Mais n’oubliez pas la Loi du triangle qui gouverne toutes les activités humaines.
  • -Le réel exerce une force dans un sens
  • -Les hommes exercent une force dans un autre sens
Ce qui en résulte est une résultante, une combinaison, qui diffèrent à la fois de la première force et de la force exercée par les hommes. Et la résultante est la force qui gouverne l’évolution du réel.
N’oubliez jamais cela, la résultante est inconnue, elle n’exprime la volonté de personne, elle n’exprime que l’interaction.
Exemple: révulsion du crédit
- Le crédit se bloque , on risque la dépression…
-On force le crédit par les taux zéro et le transfert du risque…
  • Résultante: Les marchés financiers "booment" mais la conjoncture réelle ne répond pas comme on le veut, l’argent ne va pas là où on l’espérait, et on crée encore plus de crédit, plus de risque.
Nous vous rappelons que depuis le début de la révulsion du crédit, le crédit privé mondial a enflé de …. plus de 30% et les crédit public beaucoup, beaucoup plus! Mais ce ne sont plus les banques qui sont les plus exposées, mais les Corporate, les entreprises; il y a eu transfert :
  • 1 Sur les Etats
  • 2 Sur les entreprises les plus marginales.
La résultante est plus complexe, elle est différente de ce qu’aurait suggéré l’analyse linéaire des actions des (ir)responsables de la conduite des affaires.
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BRUNO BERTEZ Le Samedi 12 Juillet 2014

14 juillet


jeudi 10 juillet 2014

A vomir : Barroso fait Grand officier de la légion d’honneur par Hollande

Barroso fait (discrètement) Grand officier de la légion d’honneur par Hollande

L’information ne figure pas sur le site de l’Elysee. Certes, le site officiel de la présidence, nous apprend que ce 9 juillet le président de la République a procédé à une remise collective de décorations, notamment à Mesdames Nicole Notat et Monique Pelletier. On y lit aussi dans l’agenda public de François Hollande que le chef de l’Etat avait prévu de dîner à 20h30 avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Mais, sauf erreur, il n’est nulle part mentionné que le président de la République, à cette occasion, a décoré son hôte Grand officier (le 4eme de l’ordre qui en compte 5) de la Légion d’honneur. Un honneur dont s’est immédiatement félicité ledit Barroso sur Twitter.
Pour mémoire« Voter pour le PSE pour s’opposer à Barroso » était, en 2009, le principal argument de campagne du PS dirigé par un certain François Hollande. Les socialistes européens, en campagne électorale (il est vrai), avait alors fait du président de la Commission européenne leur ennemi n°1. Avant de participer à sa réélection. Ce qui ne les a pas empêché, au cours de la dernière campagne européenne, de dire à nouveau pis que pendre de l’action de cet atlantiste libéral à la tête de l’Union européenne. Cela valait bien une récompense.
Ajout à 0h10 : Moins d’une heure après la publication de cet article, le site de l’Elysée a publié des photos de cette décoration privée, tout en continuant de parler d’un simple dîner, et sans préciser de quelle médaille le président de la République venait de gratifier son hôte.

Suicide économique / suicide politique


La situation économique empire en France et en Europe de jour en jour, à l’exception de l’Allemagne qui bénéficie d’une monnaie sous-évaluée pour ce qui la concerne.

La situation se dégrade fortement en France alors que le gouvernement annonce des coupes dans la dépense publique qui accélèrent le processus récessionniste. Sur ce point les frondeurs du groupe socialiste ont raison ! Le fait que le PIB de la France soit au même niveau qu’en 2008 devrait faire réfléchir.

Cette politique d’austérité guidée par l’idéologie bruxelloise et francfortoise est tout simplement suicidaire et va conduire à de graves troubles sociaux.

Le Gouvernement devrait se souvenir de l’apostrophe d’un noble de la Cour de Louis XVI « Sir, ce peuple est terrible ! ». Mais tel le roi en sursis, François Hollande et Manuel Valls sont non seulement sourds et autistes, mais enfermés dans leur euro béatitude, tout en vouant à la Reine de Prusse une admiration servile !
Pour donner le change, ils proposent une réforme territoriale imbécile qui marque le retour au Moyen-Âge et qui sera source de dépenses publiques supplémentaires.
Mais quand comprendront-ils que l’on ne pourra relancer la machine qu’en sortant du carcan européen qui nous étrangle ?

Seule une dévaluation peut nous permettre de regagner la compétitivité perdue vis-à-vis de l’Allemagne.
Cette dévaluation devra être accompagnée impérativement de réformes structurelles internes fortes sur :
 le temps de travail la fiscalité sur le patrimoine qui chasse le capital hors de France pour s’investir à l’étranger et y créer des emplois (sic !) la fermeture des vannes sociales pour les étrangers. La récente décision du Conseil d’Etat qui oblige le gouvernement à laisser entrer sur le territoire un homosexuel sénégalais qui veut se marier en France laisse pantois !

La France se suicide aujourd’hui par une double idéologie
-idéologie socialiste sur le plan interne
-idéologie européenne imposée par la Reine de Prusse

Mais ces mensonges idéologiques ne pourront pas nier encore longtemps un seul principe, le principe de réalité.
Il finira par s’imposer, mais malheureusement dans la douleur et la colère !