mercredi 26 novembre 2014

Le CNRS confirme la découverte de plusieurs points positifs dans le mi-mandat de François Hollande


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Paris – Alors que de nombreux experts doutaient qu’il existât des points positifs dans l’action de François Hollande, un rapport du CNRS arrive à point nommé. Selon celui-ci, il y aurait plusieurs, voire de nombreux, points positifs ou approchant dans le bilan de ce mi-mandat. Analyse.
« On a découvert des choses intéressantes. Je ne choisirai pas le mot positif, mais disons plutôt pas trop mauvais en fait » commente une des chercheurs. Le nombre exact de points positifs était toujours inconnu mais les chercheurs affirment en posséder plusieurs. « On en a, oui je peux vous l’assurer. On a des dates, et même des lieux. On a aussi des témoins qui ont réussi à nous confirmer cela » ajoute-t-elle, précisant que certains avaient refusé de témoigner à visage découvert. « Ils ont peur pour leur vie, on peut les comprendre. Pouvoir dire que François Hollande a fait quelque chose de bien, un jour, quelque part, c’est très dur à porter ».
Le CNRS lance aussi un appel aux témoignages anonymes. Des témoignages qui viendraient corroborer leurs recherches et prouver que François Hollande a effectivement fait des choses positives, un jour, durant son mandat. « Si vous avez été témoin de quelque chose de positif de la part de François Hollande, de son Premier ministre ou d’un membre du gouvernement, ne restez pas seul, parlez-en autour de vous et appelez-nous » ajoute un responsable. Un numéro vert devrait ouvrir permettant de récolter ces témoignages cruciaux.
Dans l’immédiat, les chercheurs font preuve de prudence et ont choisi de rester vague. À la fois en attendant de vérifier les résultats de leurs travaux et le temps aussi de mettre à l’abri les familles des témoins. Car plusieurs députés UMP ont demandé de leur côté une expertise d’un laboratoire indépendant et mettent en doute ces témoignages. « Des personnes désespérées, tristes et en manque de publicité, prêtes à tout pour attirer l’attention ».

Valérie Trierweiler va sortir une version pour enfant de son livre « Merci pour ce moment »


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Alors que la promotion de son livre s’exporte outre-Manche, Valérie Trierweiler a annoncé que son livre serait bientôt décliné sous plusieurs nouveaux formats. Ainsi, il sera adapté aux plus jeunes avec une version pour enfants. Les grandes lignes du livres et les révélations seront ainsi transposées dans une série de très jolies planches de couleurs ludiques pour les plus jeunes, ceci dans le but de leur apprendre les base de la trahison et du mensonge. La journaliste de Paris Match réfute pour autant les accusations selon lesquelles il s’agirait d’un coup marketing. « J’ai travaillé avec plusieurs illustratrices et illustrateurs pour que l’histoire conserve son sens et tous les petits détails tout en étant proche des enfants ». Des petits jeux et des fiches de lecture seront ainsi placés entre chaque chapitre pour que les enfants exercent leur mémoire. De plus, un jeu complet de fléchettes et une photo de François Hollande seront disponibles dans des coffrets collectors. Là aussi Valérie Trierweiler refuse de parler de vengeance. « Il s’agit d’exercer les talents et l’agilité de nos petites têtes blondes ». Les premières planches seront présentées lors du prochain salon du livre de jeunesse à Montreuil et Valérie Trierweiler est confiante pour une publication massive au moment des fêtes. « Il y a un vrai travail pédagogique derrière, on espère que l’Éducation nationale diffusera massivement ce livre dans les écoles » assure l’éditeur.

Rien à sauver chez Ruquier


Quelques célébrités se demandaient durant l’émission “On n’est pas couché” pourquoi tant de jeunes Français quittaient leur beau pays pour des lieux moins engageants comme la Syrie ou l’Irak. D’autres voulaient savoir pourquoi les forces du mal , c’est-à-dire bien sûr le  Front national, progressaient à une telle allure chez les étudiants. “C’est une énigme “, clamait l’une. ” Un désastre “, surenchérissait une autre. Bien évidemment, cela n’a aucun rapport avec l’islam, religion si paisible, et moins encore avec l’immigration. “Sans doute, les réseaux sociaux”, intervenait une troisième.  La réponse était pourtant simple : à force de regarder Ruquier le samedi soir, l’envie vous prend d’être ailleurs, hors du monde, même en enfer. Tout, mais pas ça !
Ce festival d’hypocrisie et de bienpensance, cette lobotomisation hebdomadaire sur des thèmes récurrents comme le mariage pour tous, les vilenies de Zemmour ou la défense des trente-cinq heures finissent par nous donner l’impression d’être dans un bocal de  formol dont il convient de s’échapper au plus vite, d’autant que la promiscuité avec le preux chevalier blanc, Aymeric Caron, peut facilement vous conduire à l’échafaud.
Si j’ai bien compris, au départ “On n’est pas couché” signifiait qu’on ne se couchait pas face aux idéologies dominantes et aux hommes qui les incarnaient. Aujourd’hui, on ne fait plus que cela. C’est ce qu’on appelle vieillir. Chaque invité, enfermé dans sa propre mort, affirme en rigolant que “ça va”. Ceux qui sont un peu plus malins ou un peu plus lucides prennent la fuite : tout, mais pas ça. Pour les autres, pas grand-chose à retenir, sinon que Kev Adams fait rire les adolescents, que Michel Boujenah aime les nichons, que Léa Salamé sera sans doute la femme de l’année, qu’Aymeric Caron a cassé sa chaise et que le centre a un nouveau leader, Jean-Christophe Lagarde, aussi insignifiant que son prédécesseur, Jean-Louis Borloo, pouvait être drôle.
Même avec la meilleure volonté du monde, rien à sauver chez Ruquier. Comme dit un de mes amis, l’actualité, quelle belle invention, elle permet de se foutre de tout !

Sondage Hollande : il creuse encore !

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Non, Hollande n’avait pas touché le fond ! Il creuse encore !


A mi-mandat, la rupture entre François Hollande et les Français est totale !

Le Figaro publie un nouveau sondage mesurant la popularité du chef de l’Etat qui confirme une fois de plus que les Français ont tourné la page Hollande et n’attendent plus rien de lui !

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Voilà une mi-quinquennat très préoccupante pour François Hollande. Un président contesté dans son propre camp et qui n’a de cesse de décrocher avec l’opinion. Selon notre sondage OpinionWay :
  • seules 15 % des personnes interrogées (-2 depuis avril) se déclarent satisfaites de l’action du chef de l’Etat depuis son élection,
  • contre 85 % (+2 depuis avril) qui se disent mécontentes.
Logiquement, 86 % des sondés ne souhaitent pas que le chef de l’Etat se représente en 2017 contre 13 % seulement qui le souhaitent.
Sans surprise, c’est sur la lutte contre le chômage que le taux de mécontentement est le plus fort (88 %). Les sondés sont aussi 86 % à se dire assez ou très mécontents quand on évoque les engagements de la campagne ou la fiscalité.
Plus inquiétant encore pour le chef de l’État : ses traits d’image sont considérés comme très mauvais :
  • une infime minorité de Français (18 %) jugent que Hollande est à l’écoute des préoccupations des Français
  • Encore moins pensent qu’il dit la vérité (16 %),
  • Seuls 16 % des Français croient qu’il sait prendre des décisions difficiles,
  • Quasiment plus personne ne croit que le président sait où il va (14 %).
  • Alors qu’il avait fait campagne sur le rassemblement, seuls 10 % de sondés jugent, deux ans et demi après son élection, qu’il est capable de rassembler les Français.
Quand on se rappelle que Nicolas Sarkozy a été souvent jugé comme un président clivant, qui divisait les Français ! On mesure l’injustice des médias à son encontre !
Hollande finira avec du goudron et des plumes … C’est la prédiction de son prédécesseur !
Il parait que Martine Aubry est en train de préparer le goudron …
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mardi 25 novembre 2014

Le traité transatlantique auquel l'autre gros con a donner son accord

Carte de l’intercommunalité


La Loi Valls qui oblige à des intercommunalités de 200 000 habitants est tout simplement une déstructuration, le produit des utopies de la Direction générale des collectivités locales du Ministère de l'Intérieur.

Elle va aboutir à déstructurer l’administration communale pendant au moins vingt ans.

Elle va accroître les dépenses et le contribuable, tirelire cochon, continuera de payer.

Elle va rompre le lien entre les citoyens et l’administration communale en détruisant la proximité, et ce d’autant plus que les conseils de ces intercommunalités artificielles seront élues, dans l’état actuel de la loi, au suffrage universel en 2020, si la loi reste en l'état .

C’est une faute impardonnable de déstabilisation de l’administration territoriale qui ne résout pas la question légitime du millefeuille territorial et va inéluctablement fortement accroître la dépense publique !

Ajoutons à cela la création des mastodontes régionales qui vont balkaniser l’unité nationale et accroître, sous la houlette des roitelets et hobereaux locaux heureux d'exister , la dépense publique !!!!

Ce gouvernement gagne le grand prix de la gabegie administrative et politique.

Heil Hollande !





une bonne fessée à toute cette clique de cloportes

samedi 22 novembre 2014

11 novembre 2014


11 NOVEMBRE 2014


ALLOCUTION DE JACQUES MYARD


Député de la Nation


Un Français, Henri Barbusse, témoigne,

« Un bruit diabolique nous entoure. On a l’impression inouïe d’un accroissement continu, d’une multiplication incessante de la fureur universelle. Une tempête de battements rauques et sourds, de clameurs furibondes, de cris perçants de bêtes s’acharnent sur la terre toute couverte de loques de fumée, et où nous sommes enterrés jusqu’au cou, et que le vent des obus semble pousser et faire tanguer. »Henri Barbusse, Le Feu

Un Allemand, Ernst Jünger, comme en écho, témoigne à son tour,

« Un nouveau sifflement retentit haut en l’air : chacun sentit, la gorge serrée : celui-là, c’est pour nous. Puis un fracas énorme, assourdissant, l’obus s’était abattu juste au milieu de nous. Les blessés poussaient leurs cris affreux.Quelques-uns se trainèrent vers moi sur le ventre... « Mon Lieutenant ! Mon Lieutenant ! Jasinski, l’un des bleus que je préférais, à qui un éclat avait fracassé la cuisse, se cramponnait à mes jambes. Maudissant mon impuissance à porter secours, je lui tapais sur l’épaule, désemparé. De tels moments se gravent en nous » .
Ernst Jünger, Orages d’Acier
Ils sont partis au temps des moissons sous le soleil d’août.

« Une après-midi brûlante d’août, les rues du village quasi désertes. Soudain, un roulement de tambour : l’appariteur « le Commissaire » annonce la Mobilisation Générale. Cette annonce souleva plus d’enthousiasme que de désolation.»
Louis Barthas Tonnelier
Ils sont partis, sûrs de la victoire. Ils sont partis, certains de revenir avant les vendanges.

Mais les vendages furent sanglantes. Ils n’ont pas cru à la guerre car à chaque crise, la diplomatie l’avait emporté comme à Agadir en 1911 quand l’Allemagne reconnaît le protectorat français sur le Maroc en contrepartie du bassin de la Sangha au Congo.

Mais les incidents avec l’Allemagne se multiplient, à Lunéville, à Nancy en avril 1913.

Ils n’ont pas cru à la guerre et sont aux courses le 28 juin.

C’est à Longchamp, pour le Grand Prix, que le Président Poincaré reçoit de son aide de camp une dépêche. Il la lit et la tend à l’Ambassadeur d’Autriche-Hongrie, le Comte Seczen. Ce dernier blêmit et quitte précipitamment la tribune présidentielle.

Il vient d’apprendre l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche à Sarajevo.

Alors, la mécanique implacable se met en branle.

Le 25 juillet, la Serbie mobilise.
Le même jour, la Russie soutient la Serbie et Joffre ordonne d’acheminer trois régiments de tirailleurs marocains en Métropole.
Le 27 juillet, la Royal Navy reçoit l’ordre de se tenir prête.
Le 28 juillet, l’Autriche déclare la guerre à la Serbie.
Le 30 juillet, la Russie mobilise.
Le 31 juillet, l’Autriche mobilise à son tour.
Le même jour, l’Allemagne adresse un ultimatum à la France et à la Russie.
Le 31 juillet, Jean-Jaurès est assassiné.
Le 1er août, la France mobilise.
Le 2 août, l’Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique, puissance neutre.
Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France.

« Aux armes ! on s’embrasse, on crie, on pleure, on rit. Les mères ont au flanc des tressaillements neufs, comme s’il procréait une seconde fois, ces enfants destinés aux gloires du Pavois.
Détachés les canons ! qu’ils courent sur le monde ! qu’il n’y ait qu’un seul cri fulminant, Guerre ! Guerre ! »
Henri Bataille, la Divine Tragédie 1916

La mobilisation s’effectue du 2 au 16 août avec une discipline et une organisation parfaites sous les ordres du Major Général Belin.
4278 trains permirent la concentration des troupes, seuls quelques trains furent en retard.
Le 3 août, 882 000 hommes sont sous les drapeaux.
Le 18 août, ils sont 4 662 000.

Un seul cri, à Berlin, à Berlin, un seul mot d’ordre, l’offensive à tout prix.
Du côté français, c’est le plan XVII, élaboré par Joffre le 18 avril 1913.
Du côté allemand, c’est le plan Schlieffen qui prévoit de violer la neutralité de la Belgique.

« L’offensive est la forme la plus puissante du combat ; elle seule apporte la décision... L’offensive est le symbole de la supériorité sur l’ennemi. ».
Ainsi s’exprime le Général allemand Ludendorff.

A l’état-major général français, le Lieutenant-colonel de Grandmaison, affecté au 3ème bureau, le bureau des opérations en écho à Ludendorff, préconise « l’attaque sans souci des pertes » Sic !

Mais à l’école Guerre, un Colonel, Philippe Pétain, presque à la retraite, expose clairement :
« le feu tue » !

Jamais le choc entre deux armées ne fut aussi violent, durable, aveugle et meurtrier dans un commun désastre européen et mondial.
Jamais autant d’hommes ne furent mobilisés et engagés dans une guerre totale, une fournaise d’acier et de sang dont Verdun restera pour des siècles et des siècles le symbole héroïque.

8,5 millions de Français sont mobilisés dont 260 000 combattants d’Afrique du Nord et 215 000 coloniaux.
11 millions d’Allemands sont sous les armes.
Au total, 65 millions d’hommes, tous belligérants confondus.

27 % des soldats français des 18-27 ans sont tombés au champ d’honneur, soit près de 1,4 millions d’hommes.
Mais 4,266 millions sont revenus blessés de la guerre, les « Gueules cassées ».

Les villages, les villes, les fleuves, les collines ne sont plus des lieux géographiques mais deviennent des enjeux stratégiques, des batailles formidables assoiffées d’acier et de sang.

« Les obus miaulaient un amour à mourir, un amour qui se meurt et plus doux que les autres, ton souffle nage au fleuve où le sang va tarir .
Les obus miaulaient. Entends chanter les nôtres.
Pourpre amour salué par ceux qui vont périr. »
Guillaume Apollinaire, la Nuit d’Avril 1915

Dans cet enfer, le Poilu tient et résiste.

« On lutte de tranchée à tranchée où les corps des combattants pressés comme d’humaines grappes s’enchevêtrent à ceux des mourants et des morts ».
Paul Hubert, Nuit sur le front.

Dans cet enfer, le Poilu tient et résiste, il trouve dans la gnôle un peu de réconfort.

« Gnôle, je redirai tes vertus, ta puissance, ta générosité. Pour toi le fier Poilu connut, quoi qu’on pense, un éternel été ».
A.
 Fourtier
Poilu a été le fer de lance, le bouclier de la Nation en armes contre l’envahisseur du Reich du Kaiser.

Tous les Français l’ont soutenu car cette guerre, comme le souligne J-B. Duroselle, est " la guerre des Français."

Blessé, les dames blanches, les anges blancs ont soigné Poilu et donné un peu de réconfort féminin qui lui manque tant au front.
Les femmes l’ont remplacé en usine pour tourner les obus mais aussi à la ferme car la vie continue, la guerre n’arrête pas le cycle des saisons.

Poilu se bat avec acharnement et sur les mers, ses camarades marins connaissent la nouvelle guerre de course des U BOOT, lancée par l’Amiral Von Tirpitz qui provoque une guerre sous-marine à outrance, précipitant l’entrée en guerre des Etats-Unis.

C’est à juste titre que le 23 juin 1920, Georges Leygues, ancien ministre de la Marine, s’adresse en ces termes à la chambre des députés.

« Nos marins ont conduit la guerre sans être soutenus par l’exaltation de la bataille... Ils ont monté la garde, ils ont lutté contre la mine, la torpille, leur cœur n’a jamais faibli. C’est la maîtrise de la mer qui nous a permis de soutenir la guerre pendant quatre ans et de la gagner. »
L’aviation militaire naissante renseigne Poilu sur les mouvements de l’ennemi.
Deux hommes, deux ingénieurs Marcel Dassault et Henry Potez donnent aux avions français l’hélice éclair qui équipe l’avion de Georges Guynemer, le fameux Spad 7.

Le 19eme siècle est mort en 1914 en donnant naissance au 20eme dans ce brasier d’acier , de sang et de mort.

La France moderne avec toutes ses faiblesses, ses passions mais aussi ses fraternités est née dans les tranchées.

Ouvrier ou ingénieur,
paysan ou aristocrate,
écrivain ou illettré,
libre penseur ou curé,
fantassin ou officier,

ensemble, solidaires, ils ont fait face au « Trommelfeuer » de l’ennemi.

Ils ont connu la peur ou la joie d’être toujours en vie après l’attaque, ils ont respiré et senti l’odeur de la mort qui rôde ; chacun savait que sa vie, son sort dépendaient de tous les autres, ils ne faisaient qu’un pour le destin collectif de la Nation.

Roland Dorgelès s’adresse à ses camarades.

« Une telle joie était en vous qu’elle dominait les pires épreuves. Dans la boue des relèves, sous l’écrasant labeur des corvées, devant la mort même, je vous ai entendu rire : jamais pleurer. »
Roland Dorgelès, les Croix de bois

Leur engagement a été total jusqu’au sacrifice suprême.
Ils ont offert sans retour à la Patrie le plus cher de leur vie, leur jeunesse.
Conduits par des chefs prestigieux qui ont su comprendre le quotidien des fantassins, comme Joffre, Foch, Pétain, Lyautey, mais aussi Haig, French, Pershing, ils ont remporté une très dure victoire qui n’efface pas les sacrifices.

« Trop de morts dorment sous la terre pour que j’ai le cœur d’un vainqueur, pour que m’éclaire ta lumière.
Tu parais trop tard ô guerrière. Il fait trop sombre dans mon cœur. »
Pierre Paraf
La France leur demeure à jamais redevable ; nous sommes leurs héritiers de chair et d’esprit ; au sacrifice de leur vie, ils ont défendu notre liberté lors de batailles titanesques contre l’impérialisme du Reich du Kaiser ivre de puissance, qui n’a malheureusement pris fin qu’en 1945 au prix d’une nouvelle guerre pire encore qui a embrasé le monde.

En ce centenaire, c’est avec une profonde émotion que nous rendons un hommage solennel à nos pères.
Nos pensées vont aussi à nos alliés tombés dans la fleur de leur jeunesse.

Il ne saurait y avoir d’oubli dans le cœur des hommes, c’est pourquoi aujourd’hui dans la paix retrouvée en Europe, nous associons dans notre mémoire les soldats allemands fauchés, eux aussi, dans leur jeunesse et conduits à l’échec par la folie orgueilleuse de leurs chefs.

Si notre cœur chérit ceux de 1914, notre raison regarde l’avenir.
Au-delà du temps qui passe inéluctablement, le combat de nos pères est toujours le nôtre, les menaces demeurent plus que jamais et montent à l’horizon.

Des menaces d’autant plus dangereuses, insidieuses et lâches, que le terrorisme religieux frappe aveuglement et assassine les innocents.

Nous savons depuis l’aube des temps que l’Histoire est tragique.
Mais l’Histoire demeure surtout tragique pour les naïfs et les pacifistes aveugles et bêlants qui refusent de regarder les réalités en face.

Nous sommes en guerre.
Nous sommes en guerre contre le fanatisme et les assassins.
Le combat sera long, périlleux et coûteux.

Notre défense doit redevenir une priorité nationale, elle demeure plus que jamais la garantie de notre sécurité, de notre liberté.
Comme ceux de 14, c’est les armes à la main que nous devons défendre nos valeurs, nos principes, notre liberté, liberté qui est aussi celle du genre humain.

Comme ceux de 14, nous ferons face si nous retrouvons le sens de la vie collective et luttons sans relâche contre le communautarisme dévastateur qui ruine notre vouloir vivre ensemble.
« Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de forces pour se tenir debout et se couchent pour mourir. Le destin d’une Nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction ».
Charles de Gaulle

Vive ceux de 14,
Vive nos Alliés,
Vive les Nations européennes réconciliées dans une Europe en paix,
Vive la République,
Vive la France !