vendredi 24 octobre 2014

L’UPR demande au parlement d’engager la procédure de destitution de François Hollande


Communiqué de presse

francois hollande L’UPR demande au parlement d’engager la procédure de destitution de François Hollande
De l’aveu même du Président de la République, la France a reçu une lettre de la Commission européenne lui « demandant des précisions » sur son budget 2015 que l’instance bruxelloise qualifierait « d’insincère ». Il s’agit bien sûr d’euphémismes signifiant que l’UE exige des mesures supplémentaires d’austéritéFrançois Hollande a assuré qu’une réponse serait donnée à cette lettre « à la fin de la semaine », mais a refusé d’en divulguer le contenu.
L’UPR tient à dénoncer de la façon la plus solennelle l’inconstitutionnalité de cette procédure budgétaire en cours, ainsi que de l’attitude du Président de la République française. Au cours des dernières semaines et des derniers jours, celui-ci a purement et simplement piétiné l’essence même des valeurs républicaines qui fondent notre consensus national depuis 225 ans. En effet :
1°) En acceptant de soumettre le budget voté par les représentants du peuple français à l’appréciation d’un commissaire européen de nationalité finlandaise, Jyrki Katainen, François Hollande a violé expressément :
  • 1.1.)- l’article 3 de notre Constitution qui dispose que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » ;
  • 1.2.)- et l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 – qui fait partie du Préambule de notre Constitution – qui pose que « le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »
François Hollande, quant à lui, autorise un « individu » – en l’occurrence un citoyen finlandais non élu – à « s’attribuer l’exercice » de notre « souveraineté nationale ».
2°) Par la même occasion, il a violé l’article 5 de notre Constitution qui fait de lui « le garant de l’indépendance nationale. »
3°) En refusant de transmettre aux parlementaires français copie de la lettre que « l’individu » Jyrki Katainen a transmise au gouvernement français pour lui demander de modifier le budget de l’État, François Hollande a :
  • 3.1.)- violé les mêmes article 3 de la Constitution et article 3 de la Déclaration de 1789 puisqu’il s’est comporté lui-même comme un « individu » s’arrogeant une « autorité qui n’émane pas expressément de la Nation », les députés et les sénateurs étant seuls habilités à voter le budget de la République ;
  • 3.2.)- violé l’article 14 de la Déclaration de 1789 qui dispose que « tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »
François Hollande, quant à lui, refuse aux citoyens français de « constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique », et leur refuse également « de la consentir librement ».
  • 3.3.)- violé l’article 15 de la Déclaration de 1789 qui dispose que « la Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. »
François Hollande, quant à lui, il refuse à « la Société le droit de lui demander compte de son administration.»
  • 3.4.)- violé l’article 16 de la Déclaration de 1789 qui dispose que « toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »
François Hollande, quant à lui, piétine les droits du Parlement, et bafoue purement et simplement « la garantie des Droits » et « la séparation des Pouvoirs », donc la Constitution.
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L’UPR relève que l’attitude antidémocratique de François Hollande saute aux yeux si on la compare à celle du Premier ministre italien Matteo Renzi. Ayant été lui aussi destinataire d’un courrier comparable du Commissaire finlandais Jyrki Katainen, le chef du gouvernement de Rome a aussitôt publié cette lettre afin de prendre à témoin le peuple italien. On notera au passage que cette lettre a été écrite en anglo-américain, et non en italien, qui est pourtant langue officielle de l’Union européenne. (1)
Le chef de l’exécutif italien a d’ailleurs fait savoir avec colère son intention de mettre sur la place publique le coût des institutions européennes, en lançant que « nous allons publier les données sur tout ce qui est dépensé par ces palais. On va bien s’amuser ». (2)
le Président du Conseil italien Matteo Renzi L’UPR demande au parlement d’engager la procédure de destitution de François Hollande
À la différence du locataire de l’Élysée qui préfère maintenir le peuple français dans l’ignorance comme le lui demande l’oligarchie, le Président du Conseil italien Matteo Renzi (équivalent de notre Premier ministre) a publié la lettre que lui a adressée le Commissaire européen finlandais, afin de prendre à témoin le peuple italien.
Jetant le masque, le président sortant de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a eu l’audace de faire connaître son mécontentementdevant la publicité donnée par Rome à la lettre de Jyrki Katainen, preuve s’il en fallait que la dictature européiste, qui avance masquée, déteste rien plus que la transparence et la liberté d’information sur son action. (3)
Les agissements anticonstitutionnels de François Hollande sont d’ailleurs tellement flagrants que des députés français commencent à protester avec vigueur. Tel a notamment été le cas de plusieurs députés de sa propre majorité, dont la rapporteure générale du Budget Valérie Rabault, qui se sont élevés contre le refus du Président de la République de leur donner communication de cette lettre. (4)
Notons au passage, que cette lettre adressée à la France a fait l’objet d’une fuite et a été publiée sur un site Internet après « traduction ». Ce qui prouve que la soumission de François Hollande à l’ordre euro-atlantiste va même jusqu’à accepter de recevoir des courriers d’admonestation, non seulement anticonstitutionnels, mais écrits en anglo-américain alors qu’elles émanent d’une institution dont le français est théoriquement langue officielle et langue de travail.
L’UPR souligne que François Hollande n’en est pas à ses premières violations de notre Loi fondamentale.
En particulier :
  • il décide d’agressions militaires tous azimuts sans jamais procéder à la déclaration de guerre prévue dans l’article 35 de notre Constitution, ce qui lui permet de mettre systématiquement le Parlement devant le fait accompli ;
  •  il a imposé la loi dite Fioraso qui prévoit de remplacer progressivement le français par l’anglais dans l’enseignement supérieur et la recherche, ce qui viole l’article 2 de notre Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français ».
Mais, cette fois-ci, les agissements de l’actuel président de la République violent de façon flagrante le Préambule et les articles 3 et 5 de la Constitution, ainsi que les articles 3, 4, 15 et 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789.
Déclaration des Droits de lHomme et du Citoyen de 1789 L’UPR demande au parlement d’engager la procédure de destitution de François Hollande
Depuis son accession à l’Élysée, François Hollande viole continuellement des articles essentiels de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (à gauche) et de la Constitution de la République française de 1958 (à droite). Cette scandaleuse impunité est due au fait que personne – et notamment aucun parlementaire ni aucun grand média – n’ose appeler un chat un chat. Tout se passe comme s’il était admis que nos textes fondateurs ne doivent pas être lus avec le sérieux nécessaire, comme si les mots et les formules qu’ils utilisent n’avaient pas vraiment de sens ni de portée, comme s’ils ‘étaient d’application facultative et comme s’il était ridicule de vouloir s’y tenir. Cette folklorisation de notre Loi fondamentale nous conduit directement à la dictature si le peuple français n’y met pas le holà.
Dans ces conditions, l’Union Populaire Républicaine (UPR) estime que les parlementaires sont placés devant un choix simple et grave :
  • soit ils laissent sans réagir François Hollande bafouer notre démocratie, en estimant que les mots de notre Loi fondamentale n’ont plus de sens et peuvent être impunément piétinés ; ils se rendront alors coupable d’une lâcheté de même nature que celle qui poussa les parlementaires à saborder la IIIe République à Vichy ; 
  • soit ils se ressaisissent, en comprenant qu’il est plus que temps de donner un coup d’arrêt à la dictature européiste qui avance masquée, et à son complice qui siège à l’Élysée.
C’est à opter pour cette seconde solution que l’UPR convie solennellement les parlementaires.
Nous invitons donc les députés et sénateurs français, et notamment tous ceux qui protestent contre les agissements de François Hollande depuis son élection, à mettre en accord leurs paroles avec leurs actes, en demandant la réunion du Parlement en Haute Cour afin d’engager la procédure de destitution du chef de l’État, conformément à ce que prévoit l’article 68 de notre Constitution en cas de « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ».
L’UPR rappelle que cette procédure fait ensuite l’objet d’une instruction puis d’un vote à la majorité des deux-tiers des présents. Si les députés qui protestent contre les agissements de François Hollande se refusent ne serait-ce qu’a engager cette procédure, c’est que leurs protestations ne sont faites que pour la galerie et qu’ils s’accommodent en réalité fort bien, pour des motifs de carrière personnelle, de voir la République française sombrer silencieusement dans la dictature.
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NOTES

jeudi 23 octobre 2014

Notre pote Big Moustache

Pour ceux qui s’étonnent que je parle de ça, comme du plug, c’est simplement car si le fond n’est pas très intéressant, ceci illustre cependant des modes de pensées à l’oeuvre dans les sujets qui nous occupent plus habituellement…
J’ai été attristé hier, car je lui avais parlé quelques minutes il y a 2 ans, et c’est vrai que c’était un homme affable et sans langue de bois, détonnant dans le profil classique des PDG du CAC – j’ai souvent une sympathie pour un bon PDG qui a passé 40 ans dans l’entreprise…
L’enquête établira s’il a ou non été victime de la baisse des coûts à l’aéroport de Moscou :
“Au moment du choc, l’avion volait déjà à 200 km/h – il était donc impossible d’intervenir. Mais il semble que le contrôleur qui était en poste au moment de la tragédie a agi correctement. La visibilité était de seulement 350 mètres, ce qui l’empêchait totalement de distinguer ce qui se passait à l’autre extrémité de la piste de décollage, à 1500 mètres de sa tour. Il y a encore deux ans, il y avait deux contrôleurs par piste à Vnoukovo, mais depuis, les effectifs ont été réduits de moitié. S’il y avait eu un contrôleur à l’autre extrémité, cet accident aurait probablement pu être évité. J’insiste sur le fait qu’on ne peut pas faire d’économies quand il s’agit de sécurité – et peu importe si les billets d’avion coûtent dix roubles de plus ! Dans l’aviation, quand on se met à mesurer l’efficacité en termes financiers, ça finit toujours mal. [...] De nombreux jets privés passent par cet aéroport, et il est surchargé. Pourtant, la direction est en train de réduire le nombre de contrôleurs et on se prépare à des licenciements de masse… Nous espérons que cet accident attirera l’attention sur cette situation.” (Source)

Le Plus

On avait parlé de lui en 2012 sur ce billet :
Le Parisien – Le super à 2 euros le litre est donc inéluctable ?
Christophe de Margerie – Cela ne fait aucun doute. La vraie question, c’est : quand ? Il faut espérer que cela n’arrive pas trop vite, sinon les conséquences seront dramatiques.
Mais il a vite été recadré par le représentant du lobby de l’autruche :
Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé mercredi, en recevant des députés UMP à l’Élysée, les propos «indécents» du PDG de Total, Christophe de Margerie, qui juge inévitable que le litre de super grimpe à 2 euros, selon des participants. « Les propos de Christophe de Margerie sur le litre à 2 euros sont indécents », a-t-il déclaré lors de cette rencontre. « Je vais m’en occuper ! », a prévenu Nicolas Sarkozy, selon ces mêmes sources.
Quelques mois plus tard, il récidive, en marge des Rencontres économiques à Aix-en-Provence : “Les prix du pétrole étant plutôt à la hausse, il ne faut pas s’attendre à ce que sur le long terme les prix des carburants baissent.” En 2009, il avait déjà lancé : “Ne partez pas du principe que les prix du pétrole vont baisser. C’est faux !”
En effet, c’était un des rares PDG d’un groupe pétrolier a avoir alerté il y a quelques années sur la survenance assez proche du Pic pétrolier – même s’il était devenu plus “optimiste” ces derniers temps au niveau du délai. Et il avait gagné mon respect à ce moment là. Quelle bien triste ironie qu’il soit mort horriblement brulé dans du kérosène.
Il avait aussi signé l’appel Taxez-Nous en 2011 : “Nous sommes conscients d’avoir pleinement bénéficié d’un modèle français et d’un environnement européen auxquels nous sommes attachés et que nous souhaitons contribuer à préserver.” On n’est pas forcément dupe (3,5 millions d’euros de salaire en 2013), mais bon, beaucoup ne l’ont pas signé…
Enfin, il avait tenu des propos très intéressants à propos des tensions avec la Russie :
“On dit que nous devons nous protéger de l’Ukraine, et puis on commence à parler de la Russie. Ce sont des choses tout à fait différentes. Est-ce que nous avons l’intention de construire un nouveau mur de Berlin ? [...] La Russie est notre partenaire, et nous ne devons pas perdre notre temps à nous défendre contre notre voisin. Nous devons œuvrer à ne pas être trop dépendants envers n’importe quel pays, mais cela ne concerne pas la Russie, qui nous a sauvés à plusieurs reprises. [...] Peut-on se passer du gaz russe en Europe ? La réponse est non. Et est-ce qu’on a des raisons de s’en passer ? A mon avis, et je ne défends pas les intérêts de Total en Russie, c’est non.” (Source)
“Je ne plaide pas pour la Russie, mais pour plus de compréhension. Les sanctions sont une voie sans issue, l’interdépendance économique en revanche nécessite un dialogue constructif [...] Nous ne devons pas nous laisser persuader que la Russie est un ennemi, d’autant que notre approvisionnement en énergie dépend en grande partie de ce voisin, a-t-il ajouté. On ne doit pas tomber dans la caricature des gentils Ukrainiens pro-occidentaux et des méchants pro-Russes.” (Source) 

Le Moins

Après, on peut aussi prendre un peu de recul en rappelant certains de ses propos bien plus discutables…
Gaz de schiste : “Ayons le courage de faire de l’exploration, et après ça on en discute.”"
L’Europe : “Ne le prenez pas comme une provocation, je pense que l’Europe devrait être reconsidérée comme un pays émergent.”
Démocratie : “La mission de Total n’est pas de restaurer la démocratie dans le monde. Ce n’est pas notre métier. Total n’est ni un outil politique ni une ONG.” Sous le titre “Birmanie : le rapport qui accuse Total”, “Libération” avait dévoilé en 2009 un rapport, selon lequel le groupe pétrolier français serait l’un des principaux soutiens financiers de la junte au pouvoir en Birmanie depuis 1962. (Source)
L’État :
“Le vrai problème de la France, c’est l’État.
Il faut que nous réformions l’État. Nous ne pouvons pas continuer dans un système où 57% du PIB viennent des dépenses publiques et de ce qu’on appelle les retours sociaux. C’est inacceptable. Plus de la moitié de notre PIB transite ainsi par les mains de l’État, qui, soit dit en passant, a beaucoup de mal à le gérer, ce qui n’est pas surprenant.
Le poids excessif de la sphère publique affaiblit les entreprises, dont le rôle économique et social n’est pas assez reconnu dans notre pays. Il est important de comprendre pourquoi notre compétitivité, en tant qu’entreprises, en tant qu’entrepreneurs, a diminué de manière aussi rapide en dix ans. Les entreprises sont moins compétitives, elles gagnent moins d’argent, perdent des parts de marché, elles ont du mal à continuer à investir dans la recherche et le développement. Cette hémorragie est inacceptable et doit être arrêtée. Le fait que la France compte trente deux groupes parmi les plus grandes entreprises mondiales n’arrivera pas à cacher cette vérité.
S’occupe-t-on de l’entreprise ? Non, on s’occupe de l’État. On s’occupe de savoir ce que l’État va nous apporter ou pas. On en est encore au stade de papa-maman et ce n’est pas normal, surtout dans le monde moderne.
Pourquoi sommes-nous ainsi en France ? Pourquoi donnons-nous un tel  rôle à l’État en nous tournant vers lui dès qu’il y a un problème. En réalité, il ne peut rien faire de plus qu’utiliser l’argent qu’on lui donne. L’argent de l’État est effectivement fait pour être redistribué. Mais l’argent de l’État, c’est le vôtre, c’est celui des entreprises. L’État n’est pas censé créer de la valeur. Il est censé éviter d’en perdre, il doit utiliser au mieux ses budgets. Ce n’est pas à lui de créer de la valeur, ce n’est pas à lui de se développer et de gagner des parts de marché. C’est une absurdité de le croire. 
Ceci n’a rien à voir avec la question de savoir si une entreprise doit être publique ou privée – cela, c’est l’actionnariat. L’actionnariat peut être d’État : si une société d’État se développe bien à l’international et en France, pourquoi pas ? Mais là n’est pas mon sujet, et du reste je pense que l’État a mieux à faire que de détenir des participations dans des entreprises. Sa priorité doit être de s’occuper de la manière dont il gère les dépenses publiques. Les gérer au mieux implique évidemment de les réduire, malgré tout ce que cela entraîne comme difficultés.
Il faut remettre l’entreprise au centre de la préoccupation de l’État et des Français. [...]
Je terminerai par ce message optimiste. Si nous remettons l’entreprise dans le train de la globalisation ; si nous arrêtons de faire croire aux jeunes que la mondialisation et la globalisation sont l’ennemi, tandis que c’est simplement le monde qui est autour de nous ; alors, je crois qu’avec une certaine idée de la France, cette spécificité peut être, comme elle l’a toujours été, un atout – et non pas, allais-je dire, une exception française qui tendrait à nous exclure du jeu.”(2013, Source) 

Les réactions des médias

J’ai été assez surpris des réactions médiatique à ce qui n’est, hélas, qu’un bien malheureux fait divers.
Mais alors, j’ai regardé sur TF1 : hier près de 15 minutes au 13 heures (juste avant ce reportage mémorable sur les 2 proches communes française et belge portant le même nom), 10 minutes au 20 heures, et encore 10 minutes au 13 heures du jour, avec le zoom sur le lieu de ses obsèques…
Le ton n’était pas très loin de celui de la mort de l’abbé Pierre, j’ai quand même cru un peu rêver, cela faisait très “Not’ bon maitr’, il est mort”… (ce qui n’enlève rien au drame personnel touchant la famille et les amis).
On aurait aussi dit que Total allait s’écrouler comme si c’était lui qui tenait seul l’entreprise…
Sélection :
Les éditorialistes joignent leur voix mercredi aux hommages appuyés qui ont suivi la mort du patron de Total, Christophe de Margerie, «capitaine d’industrie» et «ambassadeur» de la France.
«Phénomène rare, peut-être unique… La France, qui n’aime guère ses patrons – elle a parfois de bonnes raisons pour cela -, s’incline avec une émotion qui n’est pas seulement de convenance devant la mémoire de Christophe de Margerie», remarque Laurent Joffrin dans Libération.
Les éditoriaux louent à la fois les qualités de dirigeant d’une très grande entreprise de Christophe de Margerie mais aussi sa contribution au rayonnement d’un pays.
«La France a perdu non seulement un capitaine d’industrie mais aussi un homme à l’influence considérable. Signe d’un temps où l’économie est la plus puissante des diplomaties», relève Dominique Greiner (La Croix)
«Il y a des entreprises qui sont un peu la France» et Christophe de Margerie «était d’abord un grand capitaine d’industrie portant haut les couleurs de la France», renchérit Thierry Borsa dans Le Parisien.
«Au final on doit porter à son crédit d’avoir réussi à maintenir son rang parmi les géants de l’or noir bien que l’Hexagone n’en compte pas une goutte», analyse David Barroux dans Les Echos.
Pour Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d’Alsace, il «était de ces hommes de la pénombre au poids politique considérable et à l’entregent essentiel en période de crise majeure».
«Christophe de Margerie, plus qu’un patron, était un ambassadeur de la France, notamment en Russie où Total investit massivement», fait valoir Jacques Camus dans La Montagne/Centre France.
Dans ce concert de louanges, certains rappellent – fût-ce brièvement – «que les critiques de certaines ONG, de défenseurs des droits de l’homme, de responsables écologistes ou de leaders de la gauche demeurent» (Eric Dussart, La Voix du Nord).
Mais «qu’il fréquentât pour les besoins de sa cause des dictateurs réputés infréquentables, qu’il assumât des relations politiquement sensibles du Gabon jusqu’en Birmanie, qu’il négociât âprement lors d’improbables parties diplomatiques aux fortes odeurs de pétrodollars, Christophe de Margerie s’estimait porteur d’une double mission : travailler à la fois pour Total et pour la France», résume Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi.
«En quatre ans de présidence, le PDG de Total aura dispersé les vapeurs de soufre d’AZF ou de l’Erika pour mieux vendre un projet industriel construit sur le gaz et le pétrole, envers et contre toutes les oppositions», conclut La Charente libre, sous la plume de Jean-Louis Hervois. (Source) 
Il était très intéressant de voir ces journalistes en bas du siège de Total au petit matin, cherchant des salariés totalement anéantis, se ruant par terre façon Mater Dolorosa, en raison du décès de Not’ bon Maitr’, tout comme  ces reportages dont on se demandait à la fin si M. de Margerie ne guérissait pas aussi les écrouelles… Je passe sur les allusions sur ce sous-homme d’employé russe rempli de vodka (ou pas, on n’en sait rien, mais autant le dire dans le doute…).
Enfin, intéressant billet d’Arrêts sur Images - dont je me suis inspiré pour le titre de ce billet….

Les réactions politiques

Mais c’est au niveau politique que cela a atteint des sommets !
Je passe vite sur l’UMP :
Mais alors on va s’arrêter sur le Président : 
“C’est avec stupeur et tristesse que le Président de la République a appris le décès de M. Christophe de Margerie.
M. Christophe de Margerie avait consacré sa vie à l’industrie française et au développement du groupe Total. Il l’avait hissé au rang des toutes premières entreprises mondiales.
OB : “Les salariés un peu aussi…”
M. Christophe de Margerie défendait avec talent l’excellence et la réussite de la technologie française à l’étranger. Il avait de grandes ambitions pour le groupe Total.
C’était aussi un généreux mécène personnel et professionnel qui avait apporté son concours à d’importantes initiatives culturelles.
OB : ” ‘tain, si ça se trouve, c’est lui qui a payé le plug !!!”
François Hollande avait apprécié en Christophe de Margerie son caractère indépendant, sa personnalité originale et son attachement à son pays.
Le Président de la République présente ses plus sincères condoléances à la femme, aux enfants, à toute la famille et aux proches de M. Christophe de Margerie ainsi qu’à tous les personnels du groupe Total.”(Source Elysée)
et surtout sur Valls :
“Manuel Valls, Premier ministre, a appris avec une profonde tristesse le décès de Christophe de Margerie dans un accident d’avion à Moscou. La France perd un dirigeant d’entreprise hors du commun qui a su transformer Total pour en faire un géant mondial. Il avait notamment préparé l’avenir de l’entreprise, en l’orientant vers les énergies du futur.
Aujourd’hui, les dizaines de milliers d’employés de Total sont orphelins de leur Président qui incarnait l’esprit et le goût d’entreprendre. Il avait aussi ce panache, cette volonté d’aller de l’avant, un humour si français et une finesse d’esprit qui en faisait un homme unanimement apprécié.
OB : Enfin bon ESCP puis Total, je pense qu’on a connu mieux comme symbole de l’esprit d’entreprendre – genre toutes les personnes qui ont créé leur entreprise, puis embauché… 
La France perd un grand capitaine d’industrie et un patriote.
OB : ah, tiens, c’est positif maintenant d’être “patriote” – mais attention, juste quand on est PDG…
Manuel Valls perd un ami. Il adresse à son épouse, à ses enfants et à sa famille, qui sont dans la douleur, ses plus sincères condoléances.” (Source Premier-Ministre)
 
Hein, “Manuel Valls perd un ami” ?
En effet, on apprend ici :
“Notoirement mauvaises, ses relations avec Nicolas Sarkozy se sont dégradées quand le pétrolier a fermé l’usine de Dunkerque et osé prédire une flambée du prix de l’essence à 2 euros. Christophe de Margerie se sent plus proche de François Hollande. Les deux hommes se connaissent de longue date ; ils étaient les témoins de mariage de Brigitte Taittinger,cousine de Christophe de Margerie, et de Jean-Pierre Jouyet, ami de l’ENA de François Hollande, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée. Eclectique, le moustachu aime les personnalités tranchées. Intime du couple Valls, il apprécie aussi bien Cécile Duflot que Rachida Dati.” (Source)
Ah bon…
Alors du coup, je comprends mal pourquoi Hollande transmets ses “condoléances” au “personnel du groupe Total” (pourquoi pas à l’Humanité aussi ?) alors qu’il faudrait les transmettre au Premier Ministre…
Purée, j’imagine bien le truc :
18/05/1898. Jean Jaurès, Député du Tarn, a appris avec une profonde tristesse le décès hier d’Henri Schneider. La France perd un dirigeant d’entreprise hors du commun qui a su transformer l’entreprise Schneider pour en faire un géant national. Il avait notamment préparé l’avenir de l’entreprise, en l’orientant vers les matériaux du futur, en particulier les armements.
Aujourd’hui, les milliers d’employés de Schneider sont orphelins de leur Président qui incarnait l’esprit et le goût d’entreprendre. Il avait aussi ce panache, cette volonté d’aller de l’avant, un humour si français et une finesse d’esprit qui en faisait un homme unanimement apprécié.
La France perd un grand capitaine d’industrie et un patriote.
Jean Jaurès perd un ami. Il adresse à son épouse, à ses enfants et à sa famille, qui sont dans la douleur, ses plus sincères condoléances.”  

Polémique

Mais il y a eu mieux, grâce au Tweet de Gérard Filoche :
Alors, réactions à droite, normal :
(c’est vrai que c’est plus grave que détourner du bigmargent public)
Mais alors à gauche, on hallucine :
Et mieux :
Interrogé à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité au gouvernement, Manuel Valls a lui aussi évoqué le cas Filoche. Le premier ministre, qui était « un ami personnel » de M. de Margerie, a lancé à la tribune : « Ceux qui ont des mots qu’on ne peut pas prononcer face à un mort ne méritent pas d’être dans ma formation politique. » (Source)
Heu, sérieusement ? “des mots qu’on ne peut pas prononcer”?
De Margerie est mort. [Ca, je pense que ça va] famille taittinger en deuil. [Ca, je pense que ça va] Les grands feodaux sont touchés. [Ouille ouille] Ils sont fragiles. [DANGER, à ne pas dire !] Le successeur nous volera t il moins ? [Hmmm, c'est mal de laisser penser qu'on aura un dirigeant qui fera moins d'optimisation fiscale ?]
Bon, on est d’accord, on est en plein délire : Valls demande donc d’exclure un membre d’un parti politique qui ne s’incline pas devant la mémoire de son proche ami ?
“Jean-Christophe Cambadélis a évoqué en ouverture du bureau national du parti, qui se tenait mardi soir, « des propos inqualifiables et intolérables, mettant en cause l’éthique du PS ». Avant d’annoncer qu’il allait transmettre le cas à la haute autorité. Cette instance, présidée par Jean-Pierre Mignard, a été créée par la révision des statuts de 2012. « Indépendante de la direction du parti », elle est chargée de « faire respecter les règles d’éthique et de droit qui s’imposent au Parti socialiste et à ses adhérents ». Elle peut infliger des sanctions allant du blâme à l’exclusion.” (Source)
Attention, définitions :
“Éthique du PS”: serpent du mer. Synonyme : “éthique de l’UMP”.
“Haute autorité du PS ” : instance n’ayant jamais été saisie des cas DSK, Cahuzac, Thévenot… Guérini est resté 2 ans au PS en étant mis en examen pour “association de malfaiteurs”, sans saisie de la Haute Autorité…
Bon, le tweet n’est pas fabuleux, je ne l’aurais pas écrit comme ça, mais enfin,  il n’y a pas de quoi fouetter 15 chats non plus…
Et puis il me semblait que le PS défendait la liberté d’expression, non ?
Donc :
Idem pour Valls :
Donc :
Allez, laissons la parole à Filoche pour finir :
Que vouliez-vous dire précisément avec ce tweet?
Je tiens à dire que je n’ai jamais voulu manquer de respect à quiconque. Je ne manque pas d’empathie pour quelqu’un qui décède, ceux qui me connaissent le savent bien. Simplement, quand j’ai appris la nouvelle à 5h58 du matin, dans le train qui me ramenait de Clermont-Ferrand, je n’ai pas voulu me joindre au choeur de louanges. Il y a un bilan de Total à faire. Je ne veux pas que la nécrologie officielle soit une apologie.
Que reprochez-vous à Christophe de Margerie?
Il était en place au moment d’Erika, au moment d’AZF. Il y a aussi eu une multiplication des accidents du travail pendant son mandat. Il faut regarder ce qu’a fait Total au Congoen Birmanie. Il faut aussi faire le bilan fiscal. Je suis en train de travailler à ce texte avec quelques amis, cela va me prendre quelques jours, et je le publierai sur mon blog. C’est incompatible avec une réaction à chaud.
Etes-vous conscient d’avoir franchi une “ligne rouge”?
C’est parce que j’ai touché au coeur de l’oligarchie que tout se déchaîne. Je reçois des centaines de tweets accablants, qui viennent souvent de l’UMP. Il y a aussi les fachos, qui m’attaquent sur mon physique. On me traite de “gros”, de “moche”, de “bête”, de “con”. On dit que j’aurais bu. On me menace de “deux balles”. Jamais, pour ma part, je ne me suis laissé aller à des attaques personnelles. Ce n’est pas ce que je voulais faire avec ce tweet.
Que représentez-vous au PS?
Même si je n’aime pas le mot “frondeurs“, je suis de tout coeur avec eux. Je ne suis pas député mais je soutiens leur décision de s’abstenir lors du vote du budget. Avec moi, on serait encore plus ferme. Je ne suis pas isolé non plus au sein du bureau national. Le texte que j’ai soutenu contre la baisse du coût du travail induite par le CICE et le pacte de responsabilité a recueilli 40% des voix, soit 29 sur 72. Je défends mes idées comme les autres. Je souhaite créer un grand front avec Martine Aubry pour protèger le parti de l’emprise de Manuel Valls. Lui, c’est Tony Blair.
Je ne me sens même pas à l’aile gauche, mais au coeur du parti. Je défends ce que le PS a toujours défendu. J’ai soutenu François Hollande, son discours du Bourget me convenait tout à fait. Mais il faut tenir ce qu’on a promis, comme il me l’a répété lui-même de nombreuses fois. Sinon, le PS ira dans le mur. Si nous ne changeons pas de politique, nous allons perdre 80% des départements et 12 régions sur 13 aux prochaines élections. (Source)
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Votre commentaire sur twitter concernant le décès de Christophe de Margerie fait polémique depuis hier, regrettez-vous ce que vous avez écrit ?
Qu’ai-je écrit ? J’étais à 6 heures du matin dans la gare de Clermont-Ferrand et j’apprends le décès de Christophe de Margerie. Sur le fond, je suis comme tout le monde, j’ai de l’empathie quand quelqu’un disparaît. Mais dans mon cas, et à cette heure, ce n’est pas à moi de formuler des condoléances à la famille. Cela n’aurait eu aucun sens. Je ne suis pas député, ce n’est donc pas mon rôle.
Quand je poste ce tweet, je fais donc de la politique en cinq bouts de phrases. La première chose que je dis c’est : il est mort, sans faire de commentaire. Deuxièmement, je dis que la famille Taittinger est en deuil, sans faire de commentaire non plus. Il n’y a qu’à lire Le Monde de mardi. Et je dis ensuite que les grands féodaux sont touchés : oui, je suis contre les 1 % qui dirigent ce pays et dont certains sont autour du Président de la République et l’isolent.
Je dis ensuite : “ils sont fragiles”. Oui ces féodaux sont fragiles par rapport à l’accident lui-même mais aussi parce que je sais qu’ils craignent les rapports sociaux… Quant à ma dernière phrase où je me demande si son successeur nous volera moins, c’est un fait : ils nous volent des dizaines de milliards, Total ne paye pas d’impôts, ils n’ont jamais baissé leurs dividendes.
En tant que membre de la direction du PS, ce tweet n’était-il pas inapproprié ?
La cabale contre moi ne vient pas du PS. Elle est déclenchée par Eric Ciotti (député UMP des Alpes-Maritimes, NDLR). C’est lui commence. Et au fil de la journée de mardi, j’ai reçu plus de 1500 mails d’insultes. D’où pensez-vous qu’ils venaient ? C’était tout simplement un ordre de l’UMP.
Mais dans votre camp aussi désormais, plusieurs élus et le Premier ministre Manuel Valls estiment que vous devriez être exclu du PS…
Depuis quand un Premier ministre décide de qui est membre d’un parti politique ? Je suis très à l’aise au PS et je n’ai pas l’intention d’en partir, surtout avec ce qui se passe. Que veulent-ils ? Saucissonner le PS ? Valls représente 5 % au PS et il veut mettre la main sur le parti, c’est une plaisanterie.
Vous êtes quand même très critique avec le gouvernement, pouvez-vous rester longtemps encore au PS ?
Je ne suis pas critique avec le gouvernement, je défends le programme du PS, celui qu’on a discuté ensemble et avec lequel nous avons été élus en 2012. Et je considère que moins longtemps durera ce gouvernement et le plus de chances nous aurons de sauver le quinquennat de François Hollande. Mardi, Manuel Valls a fait une diversion à l’Assemblée car il était en danger. Il était à neuf voix de perdre la majorité et a vu trois de ses ex-ministres s’abstenir sur le vote du volet dépenses du budget. J’ai appris que Stéphane Le Foll demandait à Benoit Hamon de quitter le PS. Du coup, je suis très solidaire de Benoît Hamon. (Source)  
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Laissons la parole à Daniel Schenidermann : 
Evidemment, ce tweet est non seulement odieux, s’agissant d’un mort, mais surtout stupide. Le successeur, cher Filoche, nous “volera” exactement tout autant que le défunt. Si Total paie si peu d’impôts en France, il ne le doit pas à la ruse de Arsène Margerie Lupin, mais au jeu de toute une série de dispositions fiscales, votées ou maintenues par vos amis socialistes, et l’autorisant à le faire. Le successeur en fera autant, la moustache et le whisky en moins. Avec la bénédiction de tous vos camarades du Bureau National du PS.
Mais tout au long de la journée d’hier, la violence verbale changea de camp. On aurait dit que Filoche s’était rendu coupable de trahison devant l’ennemi. Jamais le terme de “classe médiatico-politique” n’avait si bien mérité son nom. De la colère froide de Valls à la colère rentrée de Patrick Cohen, instruisant le “cas Filoche”, sur le plateau de France 5, devant Laurence Dolorosa Parisot, en passant par ces “dizaines” (assure Le Monde) de députés socialistes demandant son exclusion du parti, le concert disait où sont leurs amitiés, leurs évidences, leurs points aveugles, vers où les portent leurs tropismes. Irrésisitiblement, malgré nous, cette unanimité nous ramenait dans le camp de l’odieux auteur de la fausse note, ce porteur de colères si indécentes, si inaudibles, si indicibles, si stupides, si nécessaires.

Épilogue

Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie (2012-2013), dans son livre Insoumise aux éditions Grasset :
« Le “dîner de cons” 
C’était le 14 mai 2013. Considérant que tout ce qui était fait dans le débat national sur la transition énergétique était assez insignifiant et que les entreprises n’étaient pas assez associées, Jean-Marc Ayrault a décidé de prendre les choses en main et d’organiser une réunion au sommet. C’est ainsi qu’il procédait avec tous les membres du gouvernement : il organisait ostensiblement une soi-disant reprise en main du dossier, humiliant au passage le ministre en charge.
Je suis donc conviée avec mon directeur de cabinet Gilles Ricono, à un dîner à Matignon avec la fine fleur du patronat énergétique. [...]
Christophe de Margerie, le PDG de Total, arrive avec une heure de retard, mauvaise manière destinée à montrer ostensiblement que le plus important autour de la table, c’est lui ! Il arrive, commande un whisky et plombe littéralement la discussion en monopolisant la parole. Lui et Henri Proglio accomplissent ensuite en duo un parfait petit numéro antitransition énergétique. À l’un le pétrole, à l’autre le nucléaire. À aucun moment le Premier ministre ne procède ne serait-ce qu’au rappel des objectifs du gouvernement et des engagements du président de la République.
De Margerie pousse même jusqu’à me prendre comme tête à claque, naturellement avec ce sens de l’humour pinçant dont il s’est fait une spécialité. Cela devient tellement insistant que plusieurs convives paraissent mal à l’aise pour moi.
À la fin du dîner, Jean-Marc Ayraut n’est pas plus avancé sur le fond du dossier. Cette rencontre ne servait à rien. » (Source) 
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Alors par soldiarité de principe avec Filoche au nom de la liberté d’expression, j’ai choisi ce dessin de une :

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